Épisode 12 – Dépollution des sols et de l’air, avec Julien Thomas

Cet épisode est la deuxième partie de l’interview de Julien Thomas.  Dans cette deuxième partie, nous parlons de méthodes de dépollution en utilisant les plantes, les champignons et la vie du sol en général. Julien Thomas a acquis une expertise sur ce sujet après avoir travaillé sur des projets de construction et d’aménagement, qui l’ont amené à constater les limitations de l’approche classique à ce problème. Cette approche classique consiste à remplacer une couche de terre polluée par une terre végétale propre, en déplaçant des grandes quantités de terre polluée vers des déchetteries spécialisées à un coût exorbitant. De meilleures approches existent, permettant la décomposition sur place des produits organiques, et l’accumulation dans des plantes ou des champignons de métaux lourds. Il est possible de dépolluer un terrain tout en produisant de la biomasse valorisable, ce qui a pour résultat d’accumuler les polluants dans quelques kg de cendres bien plus faciles à traiter que des tonnes de terre.
La phytoremédiation permet également de capter directement des polluants atmosphériques, notamment à l’aide de rangées de haies plantées le long d’axes routiers.
La permaculture et les techniques de maraîchage sur sol vivant permettent de neutraliser une grande partie des polluants à l’intérieur du sol et réduire leur absorption dans les légumes et les fruits.

Notes :

  • Dépollution « classique » : remplacer la terre polluée, amener la terre polluée en déchetterie spécialisée, combustion des hydrocarbures.
  • Métaux lourds inertes : neutralisation, fixation, accumulation par les végétaux (parties aériennes et racines)
  • Hydrocarbures, composés organiques : principaux polluants atmosphériques des villes, qui se déposent ensuite dans les sols. Méthodes à base de bactéries, enzymes et champignons.
  • Champignons à pourriture blanche : lignivores. La lignine est un gros polymère organique, ces champignons peuvent donc potentiellement se nourrire de nombreux polluants organiques.
  • Exemples de dépollution avec les champignons (vidéos en bas de cette page) :
    • Paul Stamets, dépollution d’un tas de terre pollué aux hydrocarbures
    • Peter McCoy, entraînement de pleurotes à consommer des mégots de cigarettes
  • Paillage de broyat de bois pour favoriser la présence des champignons
  • Sol vivant : plantes, animaux, mycélium (mycorhizes) -> neutralisation, immobilisation des polluants. La permaculture règle indirectement le problème de la pollution.
  • Certains polluants passent difficilement dans les parties aériennes (Plomb) et sont donc plus problématique dans les légumes racines.
  • Peu de polluants dans les légumes-fruits ou fruits. Surtout dans la peau (éplucher).
  • Rôle des important des haies d’arbres pour la filtration de la pollution aérienne, exemple du périphérique parisien.
  • Exemples de plantes utilisées en phytoremédiation :
  • Symbiose arbres + bactéries + champignons : les 3 sont nécessaires à la dépollution.

 

Crédit photo : Auteur Konrad Lackerbeck, Licence CC-BY-SA, Source Wikimedia Commons

Une réponse sur “Épisode 12 – Dépollution des sols et de l’air, avec Julien Thomas”

  1. Merci pour cette épisode; pour infos le livre de peter Mc coy radical mycology traite de mycoremediation dans un de ces chapitres..

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